Ce qui saute aux yeux dans les récits d’Anna Gavalda, c’est ce rapport aux personnages et aux événements dépourvu de pathos. Ce qu’elle y décrit, c’est simplement ce frottement constant aux petits riens qui font les aspérités du grand tout de la vie, sans jugement de valeur. Le tout enveloppé dans un regard tendrement amusé, complice et finalement tellement empathique.
L’histoire raconte un moment de la vie d’une femme, tout cru, tout nu. Les mille détails anodins qui tissent l’étoffe du quotidien dans lesquels toute femme ayant porté la vie se reconnaîtra, tout ou partie. Les interprètes sont deux. Elles dialoguent le texte comme on partage un bon repas. Leurs corps vivant sur la scène se frayent un chemin entre les lignes. Elles zigzaguent dans le texte comme sur le plateau, cherchant à y écrire ce que les mots ne peuvent pas dire.
Nous sommes donc bien en présence de deux écritures. L’une, textuelle : celle de l’écrivaine. L’autre, gestuelle, organique, charnelle : celle des actrices. Il aurait pu advenir que la première supporte mal la seconde. Or, il se trouve que l’écriture d’Anna Gavalda est très tolérante. Alors, les interprètes en ont profité…
THÉÂTRE | TEXTE Anna Gavalda - extrait de « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » | ÉCRITURE GESTUELLE ET JEU Florence Cœur, Delphine Dolce | CONCEPTION LUMIÈRE ET SCÉNOGRAPHIE Noël Kébir | VISUEL peinture de Delphine Cossais | CONCEPTION AFFICHE Nicolas Gibut, Michka Piera | MISE EN SCÈNE, SCÉNOGRAPHIE ET DIRECTION DES INTERPRÈTES François Gibut | Une production Gest et Compagnie douze pieds s’y poussent.
mardi 4 mai, mercredi 5 mai et jeudi 6 mai à 20h30tarifs : 6 et 10 €informations et réservations auprès du Théâtre Prémol : 04 76 84 93 34