Au Ve siècle avant Jésus-Christ, en pleine guerre du Péloponnèse, Aristophane écrit cette pièce satirique qui demeure aujourd’hui, 2500 ans plus tard, d’une actualité troublante. Les femmes des différentes cités grecques s’allient, sous l’impuslsion d’une des leurs, Lysistrata, pour arrêter la guerre. Leur arme : la grève du sexe. Mais rusées, elles pensent aussi à bloquer l’Acropole : véritable banque qui permet de financer les guerres.
Les hommes réagissent et tentent de rendre raison à leurs épouses ou amantes. Mais rien n’y fait. il faudra bien céder. Cette pièce, osée, discourtoise, provocante nous parle des hommes et des femmes, de leurs places face à cette bêtise absolue de l’humanité qu’est la guerre. Elle interroge, sous le vernis du rire, notre capacité à nous interroger sur l’utilité des combats entre peuples, sur le drame des femmes qui attendent le retour de leurs maris, de leurs enfants, de leurs parents...
Ce sont elles qui pleurent face au dégât ou à l’absence. Ce sont elles qui assument dans ces moments troubles. C’est pourquoi Aristophane les fait réagir. C’est pourquoi, elles deviennent, sous sa plume, et non sans mal, les résistantes à l’Absurde. Comment en effet renoncer aux plaisirs de l’amour, aux caresses de tendresse, aux élans fougueux du désir face à celui qu’on attend ?
D’après l’oeuvre d’ Aristophane, mise en scène : Benoit Kopniaeff
Jeu : Anne-Sophie Galinier, Laurène Giboreau, Céline Hernandez et Carole Peylin
Tarifs : 11 et 14 € Réservations : 04 76 84 93 34 theatrepremol@wanadoo.fr